Le coeur comme un cachet effervescent. La quête du frisson. Profitons de l'été avant qu'il summer (se meurt?).

Et la pente naturelle privilégie les affamés de bonheur, avides de joies simples ou sophistiquées. Qu'il s'agisse d'enfants comblés, de Bardot en beauté ou de bikers bohèmes, qu'ils soient hédonistes ou utopistes, un même désir les anime tous. L'envie de tourner les pages. L'envie d'une vie nouvelle. L'envie d'une vie estivale. Sous le soleil exactement.


Eté 2009, une parenthèse qui met à l'aise.


Le coeur comme un cachet effervescent. La quête du frisson. Profitons de l'été avant qu'il summer (se meurt?).

# Posté le lundi 29 juin 2009 14:22

Modifié le samedi 19 septembre 2009 06:31

On the Road

On the Road
«On vit la Nouvelle-Orléans dans la nuit devant nous, pleins de joie. Dean se frotta les mains au dessus du volant. "C'est maintenant qu'on va s'en payer!" Au crépuscule, on fit notre entrée dans les rues fredonnantes de la Nouvelle-Orléans. "Oh! Flaire le peuple!", gueula Dean en passant la tête par la portière, reniflant. "Oh! Dieu! Oh! Vie!" Il évita un tramway d'un coup de volant. "Oui!" Il éperonna la bagnole et reluqua les filles dans toutes les directions. "Celle-ci, visez-la!" L'air était si doux à la Nouvelle-Orléans qu'il semblait être fait de foulards soyeux; et on pouvait humer le fleuve et réellement humer les gens et la vase et la mélasse et toutes sortes d'effluves tropicaux, les narines dépaysées en débarquant des glaces arides de l'hiver nordique. On bondissait sur les sièges, "Et reluquez celle-là!", gueula Dean en montrant une autre femme. "Oh j'aime, j'aime, j'aime les femmes! Je trouve les femmes admirables! J'aime les femmes!" Il cracha par la fenêtre; il gémit; il prit sa tête à deux mains. De grosses gouttes de sueur coulaient de son front par le seul effet de l'excitation et de l'épuisement. »

C'est bientôt la fin, quelques jours, et plof, the end. Ca fait bizarre.


# Posté le lundi 01 juin 2009 08:07

Modifié le samedi 19 septembre 2009 06:32

C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents. - Yes we cannabis.

C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents. - Yes we cannabis.
«J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaines d'or d'étoile à étoile, et je danse.»

Rimbaud, Illuminations (phrases II)



vive la vie.

«il m'est revenu cette vielle blague, vous savez celle du gars qui va voir le psychiatre et qui dit : « Docteur mon frère est dingue, il se prend pour une poule, alors le docteur lui répond, c'est simple faites -le interner, et le mec lui dit,ben je le ferais bien mais j'ai besoin des ½ufs » Et bien moi c'est un peu comme ça que j'ai tendance à voir les relations humaines, au fond elles sont totalement irrationnelles , dingues , absurdes , mais il semble que nous faisons avec parce que la plupart d'entre nous ont besoin des ½ufs ».
Woody Allen

# Posté le samedi 23 mai 2009 04:21

Modifié le samedi 19 septembre 2009 06:33

Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps.

Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps.
« Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question . Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve . Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais ENIVREZ-VOUS !

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.»

Et trouver dans ses entrailles déballées avec goût et dégoût sur le sol un parfum de sainteté alcoolisée, agrémenté de pourcentage.
Flotter ;
Libre ;
Inconscient ;
Innocence retrouvée et bafouée ;
Jeune pousse devenant mauvaise herbe ;
Arrosée d'éthanol et autres pesticides.

# Posté le vendredi 15 mai 2009 14:52

Modifié le vendredi 15 mai 2009 15:04

Tout peut arriver dans une vie, et surtout rien.

Tout peut arriver dans une vie, et surtout rien.
Nous ne sommes pas ce que nous mangeons mais nous mangeons pour être ce que nous sommes.

Cereal killer, plus tard, voilà ce que je serais.
Voilà ce que j'aurais dû marquer sur les petites feuilles merdiques qu'on nous servait à chaque début d'année, après la profession des parents et le numéro de téléphone.
Voilà ce que j'écrirais, soigneusement pour une fois, sur ma fiche d'orientation ; mais on me laissera pas faire. Ils diront que ce n'est pas un bon projet, qu'il faut gagner sa vie et qu'actuellement l'école des meurtriers du cornflakes n'existent pas encore. Briseur de rêves casse-couilles va.
Mais, avouez, "la Terreur Crunch", "Kellog's l'étrangleur", ça en jette, non ?


# Posté le dimanche 03 mai 2009 08:10

Modifié le mercredi 06 mai 2009 08:18

Exaltation nuptiale.

Exaltation nuptiale.
Tomber amoureux est la pire des chutes.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 15:29

Modifié le mercredi 29 avril 2009 03:27

We are young, We run green, Keep our teeth, Nice and cleen See our friends, See the sight, Feel alright We wake up, We go out, Smoke a fag, Put it out, See our friends, See the sights, Feel alright !

We are young, We run green, Keep our teeth, Nice and cleen See our friends, See the sight, Feel alright We wake up, We go out, Smoke a fag, Put it out, See our friends, See the sights, Feel alright !
WOW WOW WOW.


« Disneyland concentrait, en miniature, toutes les tares de la société. Les gens faisaient la queue partout et tout le temps. Ils attendaient pendant des heures pour un tour de manège, de montagnes russes, de space moutain qui durait moins d'une minute. Ils voulaient tous faire la même chose au même moment. Ce qui était le mot d'ordre du communisme était devenu la conséquence du capitalisme.
Chacun est libre, mais comme tout le monde a les mêmes idées, les êtres humains usent de cette liberté de la même manière, et s'en vont l'exercer de la même manière aux mêmes endroits, en même temps.
Nous allons tous voir les mêmes spectacles, le même soir. Nous traversons les mêmes rues, pour aller voir le même film au cinéma. Nous achetons les mêmes disques, nous les écoutons, nous aimons tous le même morceau. Nous lisons tous le même livre au même moment, et nous rêvons de la même chose. Nous avons les mêmes envies, dans la même ville. Nous faisons la même queue, nous attendons ensembles, nous avons choisi les mêmes vacances, nous pris le même billet, tous, et nous prendrons le même avion dans le même aéroport, à la même heure. Nous nous retrouverons tous très loin, sur le même lieu de dépaysement, sur la même île, dans le même hôtel, le même étage, et nous mangerons les mêmes plats dans le même restaurant. Nous reviendrons avec les mêmes souvenirs. [...]
Nos mort seront les mêmes. Nos tombes seront taillées dans la même pierre. Nous aurons tous la même croix. »
Anissa Corto, Yann Moix

***



Moi, ce que je veux, c'est ressentir.
Se sentir vivre, plus fort, plus vite. Palpiter, le c½ur qui bat, la chair de poule, le frisson.
L'exaltation quoi.
Vous savez, ce que vous ressentez (ou pas) pendant une descende en snowboard, courir après le bus, l'attente en haut de l'ascenseur -vous savez, le manège-, l'alcool qui batifole dans les veines, d'étranges fumées, l'adrénaline aussi, le sentiment de violer une loi, une éthique, la passion de l'interdit, de l'illégale. L'amour aussi, ouais, cette chose compliquée. Se faire accoster les matins d'hiver par un vieux père vert en scooter, alors que vous êtes là, traînant des pieds vers votre arrêt de bus, la tête dans le cul-l'cul dans l'brouillard, entendre le petit moteur vrombir derrière vous et le désormais célèbre dans tout le quartier « t'as pas l'heure? » du bonhomme dont il m'assomme en relevant la lunette du casque, d'une voix inimitable, la voix bourru (bourrée? ) du simplet en quête de rencontres importunes, la familiarité excessive, le postillon au bord des lèvres.
Ces moments où vous découvrez l'émotion: l'immobilité respectueuse devant un tableau de Delacroix, une photo de Doisneau, la contemplation du ciel étoilé qui vous fait prendre conscience de votre petitesse, de votre exécrable médiocrité ; les après midi à dorer dans l'herbe joliment odorante, avec des gens que vous aimez, le mieux c'est après une bonne baignade, l'été. Sur le sable ça marche aussi. De la musique, n'importe laquelle, mais qui vous transporte, vous fait voyager pour pas cher. Les films aussi, ceux qui vous scotchent au ruban adhésif double faces sur votre siège, même si le générique est fini depuis bien longtemps et les lumières sont allumées depuis dix minutes. Et puis les livres, cette association des mots qui vous fait dire, seule dans la nuit, très tôt le matin ou très tard le soir,  «wahoo. ».
L'Art en général, qu'on dit inutile, c'est peut être ça son intérêt, l'émotion.
Et puis la sensation d'appartenir à une masse, pendant les concerts, de sentir les corps qui se frôlent, porter dans une même vague, dans la même noyade vers les notes, vers les envolés de croches et de riffs endiablés, c'est pas merveilleux, on se sent pas vraiment vivre, là ? J'allais oublier l'émoi que provoque en moi le théâtre, devenir pour quelques instants quelqu'un d'autre est de mon avis la plus belle des inventions, j'ai les membres qui frémissent, enfin.
N'importe quelle émotion me contentera. Mais je veux en bouffer, je veux m'en rassasier. Je suis une boulimique, une boulimique de sensations.

Parce que pour tout vous avouez, vous qui vous vous en foutez (je me rends de plus en plus compte qu'avoir un blog, c'est d'être d'une prétention plus grande que le derrière de Maïté, croire que sa vie intéresse les autres, s'quoi s'bordel ? ), je crois que ce qui m'effraie le plus, ce serait d'être une coquille vide, insensible. Frigide. L'horreur putain.

# Posté le samedi 11 avril 2009 07:50

Modifié le vendredi 17 avril 2009 11:37

C'est pas nous qui marchons pas droit, c'est le monde qui va de travers.

C'est pas nous qui marchons pas droit, c'est le monde qui va de travers.
° Il est 10:46 et en ce jour du 30 mars 2008, je bénis les 3e qui nous font pé-lou une matinée de cours. Amen.
Comme dirait ma tendre génitrice, il parait que je suis "shootée aux copains", et je crois bien qu'elle n'a pas tord sur ce coup-là, parce que les copains, c'est sacrée. (cela semble universel pendant "l'adolescence")
Malheureusement, quand j'enfile mes yeux d'observateur, j'ai aperçu qu'en grandissant, pardon, en vieillissant, les gens ont tendance à perdre cette capacité, se faire des amis. On remplace ce mot merveilleux par "collègues", "voisins", et surtout un ami devient "un couple d'amis" .
La looz.
De plus, j'ai l'impression que le temps s'affole, les jours passent à la vitesse de la trotteuse in my head (on sent la nana qui fait section euro anglais (y)), j'ai l'impression que tout s'enchaine et se déchaine, c'est une folle cavalcade, déjà le printemps, on a pas vu passé l'automne, c'est quasiment effrayant. La première année de lycée presque dans la poche, et quand on retourne dans sa salle d'anglais de 6e où votre bonne vieille prof peinturlurée au fond de teint "terre battue" (pourtant, elle doit pas faire du tennis, vu son embonpoint ; on dirait qu'elle attend des triplées, mais ça fait son charme de grosse Mama'), ça vous paraît être hier: vous étiez là, sur la bonne chaise en plastique marronnâtre, à articuler difficilement votre premier verbe au présent Be+ING, dans vos vêtements moches et votre coupe tout aussi laide, trop ravie d'être "wahh, collégienne !". On ressasse les souvenirs sans tomber dans la mélancolie, et avançons, l'instant est béni, tout le reste n'est que souvenir disait le grand Jim.
Alors profitons de l'instant.


photo: paye ta soirée FLASH.

# Posté le lundi 30 mars 2009 04:57

Comme quoi, une femme sans amour c'est comme une fleur sans soleil, ça dépérit...

TMTC


Toi-Même T'es Con.



(Les yeux grands ouverts, le visage tourné vers de nouveaux horizons, de longues routes. Du neuf.
Eviter la désilusion ; Rêver beaucoup. Le coeur froid, vivement le printemps. Du soleil pour chasser le spleen vicieux. Du soleil pour combler les journées d'Ennui. Ce monstre. Beaucoup de soleil: ça dore et endort, les mauvaises choses. Ca rend plus beau, plus propre. Douche chaude. Ouais, du soleil docteur).

Comme quoi, une femme sans amour c’est comme une fleur sans soleil, ça dépérit...

# Posté le vendredi 13 mars 2009 16:15

Modifié le vendredi 13 mars 2009 16:41

Les temps sont durs pour les rêveurs.

Les temps sont durs pour les rêveurs.
Je me sens des airs de la Zazie de Queneau, y'a un truc qui nous intéresse elle et moi : le métro.
Pas vraiment pour les prouesses techniques et le design de l'engin, comprenez-moi bien, mais ces grands vers qui rongent la grande pomme (cette métaphore marche particulièrement pour New York) ont quelque chose de bas, mise à part le plafond, de perfide.
Ca grouille, ça pue ; ça sent la vie et l'éphémère.
Moi, ça me fascine surtout.
Dans ces boîtes à sardine ambulantes et noctambules où se croisent et décroisent milles existences qui filent et se défilent, des frontières, partout.
A l'heure où l'on peut discuter avec un néozélandais ou un congolais expatrié au Pérou grâce aux moyens de communication que l'on connaît, pas un regard n'est échangé.
(Les sourires, n'en causons pas, c'est l'hiver, les lèvres sont gercées – et les visages glaciales.)
J'ai remarqué que toutes mes voisines ont sorti une fois au moins leur portable.
Un clodo sur le quai fait trempette dans une flaque de lumière artificielle, devant lui un énorme panneau publicitaire indique une promo pour des vacances en Afrique du Sud, l'air de dire « c'est con, tu pourras jamais y aller mec ».
Je reporte mon attention dans la rame où les galériens que nous sommes s'entassent et suent. Je regarde le reflet de tous ces gens dans la vitre, pour ne pas qu'ils voient que je les observe impunément. Y'a deux chinois qui parlent fort derrière moi, évidement étrangers. On parle toujours fort quand on sait que l'on n'est pas compris, un sentiment de protection linguistique inviolable.
Dans le verre sombre, j'observe une dame, de mise élégante, se rongeait avec soin ses ongles, l'autre lit un livre en anglais, j'imagine qu'elle fait des études dans cette langue, ma collègue d'en face raconte sa super vie à une copine. Ses futures vacances aux 2alpes. Ouais l'appart est cool, elle y va avec Francis et le nouveau cabriolet. J'ai envie de lui dire qu'elle va prendre alors un « cabrel-olait ». Cabrel, Francis Cabrel. Ahah. Je souris toute seule, la tronche idiote et ravie, comme d'habitude. Il y a certaines choses qui ne changent pas.
C'est ma station, on descend.
Les hommes d'affaires se ruent dehors, l'attaché-case sous le bras et leur air important sur la figure.
Arrivée dans la rue, on débouche sur un magasin de landaus. Son enseigne? Bonnichons.
Ca me fait marrer, j'me dégoute.


J'espère que vous passez de bonnes vacances. A la bien.

Listen! Woman - Wolfmother (à foutre à fond les décibels, de préférence).
See! J'ai vomi dans mes cornflakes

# Posté le lundi 23 février 2009 05:38

Modifié le mercredi 25 février 2009 14:30